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 Les énarques discriminés à l’université en Algérie

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MessageSujet: Les énarques discriminés à l’université en Algérie   Ven 02 Oct 2009, 05:02

Y a-t-il une volonté de casser l’élan des énarques ? Les diplômés de l’Ecole nationale d’administration (ENA), pépinière par excellence des cadres de l’Etat, seraient-ils tombés en disgrâce avec les staffs universitaires depuis que l’ENA est sortie du giron du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, en 2005.

Autant dire que leurs diplômes ne leur ouvrent plus droit à se porter candidat aux concours d’accès aux études de post-graduation organisés par l’université, surtout à Alger où ils préfèrent postuler le plus.

Pourtant, les énarques réussissaient massivement dans ces concours et remportaient à eux seuls une bonne partie des postes proposés à ce niveau de la formation.

A titre d’exemple, la filière des sciences politiques et des relations internationales a vu, l’année dernière, alors que les énarques tentaient leurs dernières chances avant que le conseil scientifique de la faculté des sciences politiques et de l’information d’Alger ne décide de ne plus accepter leurs candidatures, les diplômés de l’ENA remporter 16 postes sur les 48 proposés par cette faculté, toutes spécialités confondues, à savoir diplomatie et coopération internationale, politiques publiques, stratégie et gestion des ressources humaines.

De la «jalousie», selon un énarque en colère : «16 énarques en plus d’un nombre important de diplômés des autres universités d’Algérie ont réussi l’examen l’année dernière.

Le staff universitaire de cette faculté craint désormais un scénario catastrophe puisque les étudiants issus de cette facultés ne peuvent concurrencer les autres dans le cadre d’une compétition transparente.»

En excluant les énarques de ce concours, le conseil scientifique de ladite faculté n’a pas donné de justification, que ce soit d’ordre scientifique ou pédagogique.

A la faculté de droit d’Alger, l’on assiste à une autre forme de discrimination. Dans ce dernier refuge des énarques où le conseil scientifique les a autorisé à passer le concours dans la spécialité Etat et institutions publiques, ils sont plutôt soumis à la «ségrégation».

Dernière invention dans l’organisation des concours d’accès aux études de postgraduation : exiger des énarques, contrairement aux étudiants de cette faculté et autres de droit du pays, une attestation de bonne conduite !

Un écueil bureaucratique insensé dans la mesure où les diplômés de l’ENA sont des élèves brillants qui ont déjà été soumis au crible avant d’accéder à l’école qui exige une moyenne au bac supérieure à 14/20 et où les élèves sont régis par un règlement intérieur des plus stricts ?

Aberrant lorsqu’on sait que les résultats de la session 2005-2006 ont révélé que sur les 30 admis aux études de magistère dans la spécialité Etat et institutions publiques, 20 sont des énarques.

Du «nihilisme», selon un autre énarque qui renchérit, non sans amertume : «Ils ont poussé le ridicule jusqu’à nous exclure de la bourse de recherche accordée dans le cadre d’un protocole de coopération liant la faculté de droit d’Alger à celle de Nice (France). Cette bourse de six mois offre seulement aux bénéficiaires la possibilité d’utiliser la bibliothèque et d’exploiter le fonds documentaire de la faculté de Nice. Et ils ne sentent aucune honte en le mentionnant dans l’annonce affichée à cet effet à l’intérieur de la faculté.

Une aberration qu’ils justifient par le fait que les étudiants ayant effectué leur formation de base à l’ENA ont des postes d’emploi, contrairement aux collègues issus de la faculté de droit qui se trouvent pour la plupart au chômage. Et puis ce n’est pas vrai, parce que beaucoup d’entre eux, voire la majorité, travaillent comme nous.»

En un mot, ils adoptent des critères de sélection qui n’obéissent à aucun ordre de mérite et renseignent sur les conditions dans lesquelles se déroule l’organisation des études dans cette faculté où l’on favorise la «médiocrité, selon un barème des plus obscurs». Ceux qui ont tenté leur chance à la faculté des sciences économiques d’Alger ne sont pas en reste puisque, sans justification aucune, cette faculté a fermé ses portes aux énarques depuis que l’ENA a changé de tutelle en 2005.

En Algérie, les universités ont-elles vraiment envie de former des diplômés de qualité ?

Par le Soir
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