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 AIN TAYA | Central North ‎

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MessageSujet: AIN TAYA | Central North ‎   Dim 11 Oct 2009, 05:56

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Aprés Fort de l'Eau, la plage se courbe progressivement et remonte vers le nord, une falaise s'élève graduellement jusqu'au Cap-Matifou qui forme la partie orientale de la baie d'Alger. C'est sur ce territoire qui s'étend sur plus de 5000 hectares, connu alors sous le nom de -la Rassauta- que naîtra en 1853 la ville de Ain-taya.

Ce lieu était, à l'époque, une immense étendue de broussailles truffées de palmiers-nains et de fourrées, pratiquement inaccessible à l'homme qui ne pouvait se frayer un passage qu'en suivant les traces des battues organisées contre les bêtes fauves de l'endroit.

Un projet de colonisation concernant cette région fut présenté le 24 Juillet 1847 par Eugène Guyot, directeur des affaires civiles en Algérie. La situation n'était pas si mauvaise que cela puisque trois bonnes sources furent découvertes, offrant la possibilité d'irrigation : Ain-Taya, source de bénédiction selon certains ou source vivifiante selon d'autres, Ain-Beida (source blanche, Suffren plutard) et Ain Kahla (source noire, plutard Surcouf). La fondation d'un village de 60 familles fut proposée pour Ain taya avec deux annexes, Ain beida pour 10 familles et Ain Kahla pour 8 familles ; les trois centres occupant une superficie de 1200 hectares.

Il fallut attendre 6 ans et le 30 septembre 1853 pour que le décret signé par Louis Napoléon Bonaparte, Empereur de France, donne le feu vert pour l'occupation des terres. les premiers colons furent les immigrés des îles Baléares, plus connus sous le nom des Mahonnais, ils venaient de faire leur preuves, 3 ans plutot, en tranformant le territoire voisin , plus à l'ouest, de Fort de l'eau en magnifiques jardins potagers, grace à leur labeur et savoir-faire. Doués pour l'agriculture, les Mahonnais avaient trouvé en Algérie les mêmes conditions climatiques que sur leurs îles. Quelques familles génoises ou francaises vinrent se joindre aux Mahonnais pour compléter la population de ces villages, à peine 8 mois aprés, ces hardis pionniers avaient défrichés plus de 60 hectares et construit plus une trentaine d'habitations.





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MessageSujet: Re: AIN TAYA | Central North ‎   Dim 11 Oct 2009, 06:05



Question : Où c'est, Alger ? Réponse : en bas la mer ; question : la mer, à quoi ça sert ? réponse : à taper le bain (entre ôtres soges) ; et voilà, quand je vous disais que nous ôtres on est pas compliqués !

Et pour taper le bain, on n'a besoin que de la mer, d'accord, mais c'est quand même plus agréable si on a un petit endroit à soi pour faire la cuisine, manger, se reposer, avoir chaud l'hiver, être à l'ombre l'été, ranger les glaçons pour l'anisette ; avant 1962, je me rappelle être allé une fois à Surcouf, je ne sais plus chez qui, mais c'était l'année de Bambino ou de Gondolier en 57 ou 58, je vous ferai pas la honte de vous dire de qui, que le restaurant de la plage, les Flots bleus, i passait les disques à pleins tubes (ou plein tube ?).

En septembre 1963, à notre retour à Alger, nous avons investi Surcouf, ou plus précisément la villa qui est juste à gauche dans le dernier tournant avant la place de Surcouf, celle qu'on entre par une allée qui longe le tennis du voisin et qu'elle a un petit pavillon dans un jardin sur la route pour l'hiver, et une grande maison sur la plage pour l'été, sous l'araucaria qu'on voit sur la photo ! (oui, ç'aurait été plus simple de vous dire le nom directement, mais quel intérêt ? au moins, ça fait la différence entre les ceusses qui savent et les ceusses qui savent pas !).

Donc, cette "propriété" (ça fait pluss genre que "maison" seulement, et la vérité comme c'était vach'mon grand, on peut dire comme ça), qu'elle va de la route à la mer en descendant toute la falaise, elle était taïba pour l'hiver comme pour l'été, avec deux cabanons spécialisés. Si je vous dis, en hiver fi D'zaïr en bas la mer, i fait pas chaud du tout, et en pluss quand le soleil i se carapate à 3 heures l'après-midi darrière les arbes, meilleur que ça pour attraper le rhume, ça existe (mais la vérité moi je vous le dis demondez à mon pèèère si vous me croyez pas d'abord i faut chercher) ; alors nous qu'on voulait pas rentrer à la maison le dimanche soir avec la goutte au nez et la fièvre (le lycée le lendemain, vous comprenez), l'hiver on restait là-bas en haut, dans un jardin plein de soleil et pas de vent pourquoi les arbes et les grands bambous que le propiétaire il avait mis i coupaient le vent bian comme i faut, que c'était sympa complit'mon, on pouvait craquer l'alamite sans fermer la porte, jamais le courant d'air !



C'est dans ce jardin que j'ai tapé le canoun professionnel la première fois ; c'est à dire on vient à cinq ou six 'oitures, tôt l'monde i porte le coufin plin à monger et à boire, on installe une grande table au miieu là oussque on peut tourner autour sans qu'on se cogne et qu'on met le verre ou l'assiette par terre (crime !), et on pose tout sur la table jusqu'à tant qu'elle est pleine ; quand c'est fini le premier service, aya zid on rocommence. C'est là aussi que Papa et moi on a fait les premières expérience de marketing pour la mayonnaise à l'harissa, et je vous jure y en a des, i zont couru autour du jardin longtemps, tant mieux ça faisait plus à manger pour les ôtres.

Vous allez croire que on allait le dimonche à la mer rien que pour le canoun et le shrob ? non, pas que ça ! d'abord les amis, et en 1963-64, entre les vieux, les nouveaux, les Français, les pas Français, les hommes, les femmes, les jeunes, les pas jeunes, les marié(e)s, les célibataiiiiiiiiiiire(e)s !, ça suffisait pas un dimanche pour se fatiguer, alors le soir on se disait "à la semaine prochaine inch'allah, moi j'apporte ... vous faites pas le mauvais sang !". Je vous ai déjà dit, cette année là avec Papa on était célibataires, même il faisait tellement jeune que une fois une dame américaine elle m'a dit "où il est ton frère ?" "où il est mon frère, quel frère ?" je réponds "çuilà là, le chatain clair (1) avec une moustache" elle dit (c'était une américaine qu'elle parlait un peu comme nos ôtres vous remarquez bian) ; alors j'appelle mon père qu'il était mon frère, quelle bosse de rire on a tapé, mais il était fier quand même Papa de faire jeune comme ça à 37 ans ! Et puis après manger, les grandes personnes elles tapaient le bridge, et les onfons nous on allait courir dans le parc, on allait en bas à la plage, ou alors si jamais i pleuvait (si, si ça existe !) on prenait un livre ou on tapait un Monopoly comme dans les tripots !

Quand i commençait à faire chaud, vers la Pentecôte ou comme ça, on s'installait chouia bi chouia dans la grande villa là-bas en bas à la plage, et là c'était pas de la rigolade ; d'abord parce que les coufins i descendent pas 50 mètres de falaise tous seuls comme des grands si vous leur donnez pas la main, et comme on voulait manger pareil en bas qu'en haut, c'était pas un sandwich régime pour tous, hein ! ; ensuite pour profiter bian comme i faut (chez nous, on profite direct, pas bisoin dire de quoi), on venait le samedi après déjeuner, alors on portait aussi le dîner et le petit-déjeuner, c'est presque si i fallait pas le téléphérique de la rue de Lyon pour porter tout.

Le samedi soir, on était pas trop, mais alors le dimanche midi je sais pas si i restait encore quelqu'un à Alger, on était serrés pareil comme les onchois Papa Falcone dedans la boîte (non, j'exagère, vous savez ça fait 35 ans alors je me rappelle plus tout bian bian, alors des fois je brode, vous feriez pas pareil vous ?) ; on était pluss pourquoi on connaissait pluss de gens, i commençait à faire chaud bian comme i faut pour la plage, et les grandes personnes elles avaient tapé le marketing pendant la semaine, style "qu'est ce que vous faites samedi-dimanche, si vous voulez venir à Surcouf avec les onfons ça nous fera plaisir, et surtout vous oubliez pas le coufin" ; comment vous voulez résister à une invitation comme ça vous ? Alors quand c'était l'heure, on sortait une vieille table de ping-pong sur la terrasse sous l'araucaria, et vas-y que tôt l'mond' i sortait les soges à monger de dedans le coufin et en avant je pose sur la table ; et nous de la maison on portait les assiettes et les verres, et la glace pour le shrob, et tôt ça que "nos" (2) femmes elles avaient préparé ; un jour, je vais réfléchir bian fort à saoir si je me rappelle tout ça qu'on mettait sur la table, ma parole la vérité vous allez pas me croire et même y en a i vont taper l'indigestion avant la fin !



Mais alors le maximum du maximum du maximum, c'est le mois de juillet quand on s'installait pour les vacances ! Vous avez lu les "Mémoires d'enfance" de Marcel Pagnol, surtout le premier tome quand i part en vacances à la campagne et que à tous i déménagent la maison pourquoi i zont pas les affaires pour Marseille et la campagne ? é ben nous c'était presque pareil, on fermait à Alger et on arrivait avec les casseroles et les assiettes, les draps et les serviettes, seulement on prenait pas la cuisinière et le frigidaire passque y avait déjà. Les ceusses qu'i zétaient en France i venaient pour les vaconces et les Papas i partaient le matin travailler à Alger que c'était sol'mon une demi-heure de voiture à l'époque, les Mamons elles faisaient tourner la boutique avec les femmes de ménage, et nos ôtres les onfons on allait taper les oursins ; et en pluss, on prenait tous le petit-déjeuner sur une terrasse réservée rien que pour ça, qui rogardait à l'Est (le soleil i va venir ojordui, ou la ?) avec un oeil et la mer avec l'ôtre ; le bagne, quoi ! En fait, c'était quand même un peu le bagne pour celles qu'elles étaient dans la cuisine, qu'elle mesurait quelque chose comme 2,5 m x 1 m, et qu'elle était à moitié dans une cave avec un soupirail pour l'air ; alors faire frire les poivrons, la tchoutchouka, les frites, les gratins dans le four (vous voulez que je continue ?) là bas dedans pour au moins 10 personnes quand on était en comité restreint, on avait pas le temps de faire du lard !

Pour venir d'Alger à Surcouf, on passait toujours par Rouiba et Aïn-Taya, ça allait plus vite que par Fort de l'Eau et Cap-Matifou ; la route de Rouiba à Aïn-Taya, c'était une merveille : deux longues lignes droites bordées d'eucalyptus, séparées (ou reliées) par le S du passage du côteau du haut duquel on embrassait la plaine et les maraîchages jusqu'à Aïn-Taya, avec sur la gauche de la route une petite maison dans le jardin de laquelle poussait un vrai bananier avec des bananes dessus ; quelques années après, ça nous faisait drôlement baver !

Sur la route de Surcouf donc on faisait la halte à Aïn-Taya, d'abord pour les nourritures de l'âme quand nous allions à la messe dans l'église moderne et toute blanche construite à côté du marché (pas celle de la photo), et puis ensuite nous allions au ravitaillement chez une vieille charcutière mahonaise (de Minorque aux Baléares) qui préparait des friands à la soubressade, mon Dieu quand j'y pense j'ai l'eau à la bouche comme si c'était hier !

Surcouf, pour ça, c'est vraimon une plage taïba, vous avez juste à rogarder les photos ; la plage elle est très longue elle fait comme un S, qu'il aurait une tête potite et des jambes longues comme ça, la tête elle est à l'ouest vers Aïn Taya et les jombes de l'aut' côté vers la Reghaïa ; à la tête y a longtemps on avait construit un parc à huîtres dans les rochers, nous on a pas connu les huîtres, mais les balades à moitié sous-marines entre les rochers et les murets du parc, si je commence à vous raconter, la vérité c'est pas ce soir que vous allez dormir ! Le parc il était fermé par trois rochers plutôt longs, un qui va jusqu'au rivage et deux autres non, le dernier là à droite sur la photo on l'appelle le crocodile pas à cause qu'i pleure ou qu'i mord, mais à cause qu'on dirait pareil un crocodile qui dort ; côté la plage dans le parc, c'est rare quand on trouve 1 m d'eau, mais de l'autre côté darrière le rocher entre les deux arbes pof le fond i tombe d'un coup à 10 m comme ça, et après y a encore un aute rocher sans nom qu'on voit pas sur la photo (ça ne sert à rien d'ajouter ça, c'est juste pour faire comme Rudyard Kipling quand i raconte les Histoires comme ça à sa petite fille, mon Dieu oh là là comme il l'aime, lui alors la vérité c'est un bon grand-père), et quand la mer elle vient entre les deux elle est vite fâchée alors les onfons fassez bian ontontion avec le bateau.

La première année on avait pas un bateau, on avait une pirogue, oui comme les Indiens, et on se racontait des histoires terribes qu'on allait sauver je sais pas qui qu'elle était prisonnière dans les rochers, on avait pas la télévision non plus mais ma parole je sais pas quand on aurait trouver le temps pour la regarder moi je vous dis on l'aurait pas usée ! Alors on partait avec les masques et les palmes comme le Cdt Cousteau au début et la fourchette ou le crochet pour les oursins, on se faisait des airs de conspirateurs terribes, on ramait à moitié couchés dans la pirogue style personne i nous voit, et tout et tout. On a jamais sauvé aucune prisonnière des Indiens ou des bandits des rochers, mais on a appris à taper les oursins comme des professionnels, moi à l'époque je disais que j'aimais pas les manger mais pour m'empêcher de les ramasser i fallait se mettre à plusieurs et d'abord personne avait envie de nous empêcher, les grands personnes elles aimaient bien ça les oursins quand même pourquoi elles allaient se priver ? On allait les ramasser (les oursins, oui) soit dans le parc, mais l'eau elle était souvent très froide à cause les courants à cause les cailloux dans tous les sens, ou alors mieux dans les grandes algues au milieu de la plage, là entre la tête et les jombes du S, presque en face le restaurant ; là, dans 1,5 m de fond on pouvait rester dans l'eau bien chode, on risquait pas d'attraper le rhume, et on rapportait les oursins facile.

Quand on était fatigués avec les oursins, on allait vers les îlots un peu plus loin, c'est les deux tâches d'écume là en haut à droite sur la photo, là i avait des grosses moules comme les moules d'Espagne, qu'elles étaient accrochées au rocher pareil les arapèdes ; avec un couteau on faisait la bagarre avec les moules, et normalement c'est tojor nous qu'on les gagnait, nous oui mais nos mains c'est moins sûr ; elles étaient grosses et solides les moules, avec plein de petits coquillages accrochés en dessur, et ça nous a fait les muscles de vouloir en rapporter des paniers à la maison ; et là aussi, quand la cuisinière elle avait fait le riz à l'espagnole avec nos moules, ma parole la vérité personne i venait nous dire qu'i fallait pas que c'était dangereux ; peut être passque les grandes personnes on les fatiguait ? non, je ne crois pas , elles étaient gourmandes comme nous, khlass.

On ne passait pas tout notre temps dans l'eau, quelques fois on était seulement devant ; en particulier à l'heure où les quelques pêcheurs rentraient avec leurs pointus pleins de poissons, et vidaient leurs filets devant nous ; ils étaient 2 ou 3 en 1965, je ne sais pas si Surcouf a jamais été un grand port de pêche, dont un Corse qui est parti l'année suivante ; il habitait une grande maison juste sur la plage en bas du chemin qui descend de la place, et possédait (ça nous paraissait le fin du fin) un treuil à manivelle pour remonter les pointus sur les 30 m de plage, ils étaient lourds les pointus, et la plage elle montait dur ; il avait aussi (pas de hiérarchie, non !) une fille ravissante, un peu plus vieille que nous, déjà une jeune femme à nos yeux, et qui traînait la jambe sans doute à cause de la polio (si jamais elle me lit), elle a habité pas mal de mes songes d'après-midi ! Mais ce que j'ai trouvé bizarre, c'est que quand il est parti ce pêcheur, il a démoli le treuil pour que les autres ne puissent plus s'en servir, dommage.

Nous avons passé deux ou trois ans dans cette maison, comme vous pouvez en juger, années inoubliables, et d'autant plus inoubliables que 35 ans après j'ai oublié tous les désagréments de cette maison, l'humidité qui devait suinter sur les murs, les lavabos grands comme la moitié de la main, etc. La dernière fois que j'y suis entré, ça devait être en 1978 ou 79, à une époque où nous revenions à Surcouf ; les murs et le toit étaient encore là, mais il ne restait pas grand chose d'autre, rongé par l'humidité et la mer, et sans doute aussi qui avait servi de matériaux de récupération pour certains (les fenêtres, elles ne fondent pas toutes entières bien proprement dans les embruns de l'hiver, je crois).

En 1966, lorsque je suis revenu à Alger, nous sommes aussi revenus à Surcouf, mais cette fois-ci de l'autre côté de la rue, côté campagne et village ; bien sûr, nous avons continué à descendre à la plage, à ramasser les oursins, à faire des concours de cuisine le dimanche, bref à vivre ! En 1968, lors d'une tempête énorme, la mer a envahi la maison de la plage, fouillé la terrasse, cassé tout ce qu'il y avait dans le garage à bateaux ; que de dégats !

Un dernier souvenir amusant que je garde de Surcouf date de 1968, justement avant cette tempête : j'étais comme d'habitude descendu taper les oursins, et comme on était en hiver j'avais mis un moment à rentrer dans l'eau, mais après ça allait tout seul, et j'avais rempli mon coufin comme i faut ; tout d'un coup, en levant la tête en dessur de l'eau pour me repérer, je vois une pinasse (c'est un petit pointu qui marche seulement à la rame) pas loin, rien d'extraordinaire, mais je rogarde un coup en pluss et là pof je vois des copains de classe, tout emmittouflés dans leurs pulls ; on s'est tous regardés comme si l'autre c'était un martien, et puis on a bien rigolé.

J'allais oublier, tout le temps je dis "on" ; alors vous c'est sûr vous disez "qui c'est, ce 'on' ?" E ben, les on i sont plusieurs, ça dépend des années. En 1963-65, i avait les Aze c'est à dire le Papa et la Maman et les onfons Frantz et Nathalie ; et les Chase que le Papa i travaillait à l'ombassade des américains et la Maman elle a inventé la mayonnaise à l'harissa et les onfons Suzan, Déborah, Jonathan, Ann (3) et Liza ; Papa et moi, et mon frère Frédéric et ma soeur Sabine, qu'ils habitaient la Fronce, pendant les vaconces ; et puis des amis de tous et de chacun comme Nicole Verret une patosse terribe comme tout (Nicole, si jamais tu me lis) qu'elle travaillait à la Caisse Centrale de Coopération Economique et elle avait juste le double de mon âge alors ça nous amusait, et aussi une 2CV qu'elle avait essayé de descendre les escaiiers au-dessus des Galeries Algériennes avec, la pôvre ; ou bien Claudia Lennon et son mari (non, pas John) et leurs enfants, et puis une petite dame rigolotte qui s'appelait Yolande et qu'on appelait ... (devinez comment) ; et puis beaucoup des ôtres que je suis sûr personne i se rappelle le nom, mais ça faisait quand même du monde. En 1966, on ils étaient moins nombreux : Papa et moi, célibataires zendurcis ; les Baranoff que lui i vendait de l'or à la rue d'Isly ; les jumeaux Xavier et Etienne Pernice qu'ils travaillaient à la sociéte Schiaffino que le Président Laurent je crois c'était leur tonton, et Etienne il avait sa femme et ses deux fils Pierre-Jean et Frédéric (mais toujours un par un), que j'ai été au Lycée avec le deuxième et à la Fac' avec le premier ; Georges Nalis, banquier à la rue d'Isly et fournisseur exclusif des sardines fourrées aux épinards (fournisseur mais pas fabricant, pourquoi c'est sa cuisinière qu'elle se cassait les yeux et le dos à faire ça, je sais pas si on l'a assez remerciée, c'est bon vous pouvez pas savoir, et i en a ja-mais assez (oui, ja-mais en deux mots, croyez moi ça les vaut) ; Olga, une toute petite dame marrante comme tout et son mari Harry, allemand et moins drôle ; et puis des copains de lycée de temps en temps. En 1978, on c'était ma fe





mme Anne-Marie et moi.
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