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 Diabète et hypertension en progression alarmante

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MessageSujet: Diabète et hypertension en progression alarmante   Ven 09 Jan 2009, 15:09

Diabète et hypertension en progression alarmante


Comment prévenir les maladies du métabolisme ?





Ces
dernières années, on assiste à une augmentation vertigineuse du nombre
de dia-bétiques de type 2, d’hypertendus, de malades coronariens et de
malades présentant des troubles du métabolisme des lipides
(hypercholestérolémie, hypertriglycéridémie).


Actuellement,
rares sont les familles dont aucun membre n’est atteint par une ou
plusieurs des ces affections.
Tout le monde le sait, les complications de ces maladies peuvent être
redoutables : néphropathies pouvant aboutir à une insuffisance rénale,
complications oculaires (rétinopathie, parfois cécité), affections des
membres inférieurs pouvant aller jusqu’à l’amputation, infarctus du
myocarde, accidents vasculo-cérébraux (ischémiques ou
hémorragiques...). Ainsi, pour ceux qui présentent déjà ces affections,
un suivi médical régulier, un régime adapté et une observance parfaite
du traitement sont de mise : il ne faut pas se lasser d’être rigoureux.
Pour les autres, toutes les sociétés savantes mondiales le disent : la
sonnette d’alarme est tirée. Nous sommes interpellés sur une situation
des plus sérieuses.
Le diabète de type 2 a une progression de type épidémique, une bonne
partie de la population algérienne est diabétique. Une enquête
épidémiologique réalisée par l’INSP (enquête Tahina) estime la
prévalence du diabète à 12,9%. Une partie de la population diabétique
est méconnue (on estime que pour chaque malade diabétique découvert, il
y a un diabétique méconnu).
Un pourcentage tout aussi effarant présente une hypertension
artérielle. Celle-ci est plus fréquente, plus grave et plus difficile à
traiter quand elle survient chez un diabétique. Une question se pose :
où va-t-on à ce rythme-là ? Une analyse sereine, sans complaisance de
nos habitudes alimentaires, de notre comportement physique, de notre
environnement, de nos excès, de nos états d’âme est nécessaire et
urgente. Sachant tout d’abord que cette situation est mondiale et
qu’elle constitue un défi pour les décennies à venir, particulièrement
pour les pays en voie de développement, on incrimine certains facteurs
d’une manière formelle : mauvaise hygiène alimentaire et sédentarité ;
cependant, d’autres facteurs restent probablement à découvrir.
Après cette introduction, qu’appelle-t-on syndrome métabolique ? Disons
d’emblée qu’il s’agit d’un problème majeur de santé publique. On peut
le définir comme un ensemble de signes cliniques et biologiques qui
précèdent souvent l’apparition des affections sus-citées (diabète de
type 2, hypertension artérielle, dyslipidémie, coronaropathie). ll
s’agit d’un état qui interpelle et avertit qu’on va vers la maladie si
on continue à vivre de la même manière. A ce stade, tout peut
s’arranger et les règles hygiéno-diététiques peuvent suffire pour
rester en bonne santé. Mais à ce stade, si on maintient le même rythme
de vie, on va droit vers le diabète de type 2 et/ou l’hypertension
artérielle, et/ou la dyslipidémie, et/ou les maladies coronariennes et
les maladies cardiovasculaires.
Plusieurs sociétés savantes ont défini ce syndrome, à leur manière,
avec de petites nuances entre elles ; celles qui me paraissent les plus
adéquates et qui se rejoignent sont celles de la Fédération
internationale du diabète (FID) en 2005, plus récemment ATP Ill en
2006 : cette dernière définit ce syndrome comme l’association d’une
obésité abdominale attestée par un tour de taille > ou = à 94 cm
chez l’homme et > ou = à 80 cm chez la femme, associée à 2 des 4
facteurs suivants :


1-Tension artérielle > ou = à 13/8.5 cm hg.


2-HDL cholestérol (bon cholestérol) < 0,40 g/I chez l’homme et <0,50 g/I chez la femme.


3-Triglycérides > ou = 1.50g/l.


4-Glycémie à jeûn comprise entre 1.00g/l et 1.26g/l.
Cela dit, on comprend bien qu’avoir plusieurs paramètres de santé
normaux mais à la limite supérieure à la normale chez une personne qui
présente une obésité ou un surpoids attesté par le tour de la taille où
l’indice de masse corporelle, sur lequel nous reviendrons après, doit
nous inquiéter et nous obliger à nous poser la question suivante :
a-t-on ou pas le syndrome métabolique ?
Pour y répondre, c’est simple :


1- disposer d’un mètre ruban pour mesurer son tour de
taille et/ou mesurer sa taille, se peser et calculer son indice de
masse corporelle (IMC) pour savoir si on est normal, en surpoids ou
obèse, c’est facile :
IMC = (indice de masse corporelle) =
Poids (kg) taille (m2)
Exemple : un sujet qui pèse 71 kg et mesure 1,63 cm : son imc=
Poids = 71 = 71 = 26,73 kg/m2
Taille2 1,63 2 2,656 Cet IMC à 26,73 kg/m2 indique que ce sujet est en
surpoids.
Car lMC : < 25 kg/m2 : normal.
IMC : 25 à 30 kg/m2 surpoids.
IMC : > 30 kg/m2 : obésité.
IMC : 35 à 40 : obésité morbide.


2- prendre sa tension artérielle.


3- prendre sa glycémie à jeûn.


4- faire un bilan lipidique = notamment : taux de
cholestérol total, cholestérol HDL, cholestérol LDL et triglycérides.
En appliquant la définition sus-citée, il est simple de savoir si on
présente ou pas le syndrome métabolique. Ce syndrome à haut risque
cardiovasculaire impose la mise en œuvre de mesures hygiéno-diététiques
et le contrôle des facteurs de risques chez les patients qui en sont
atteints. Si ces mesures restent insuffisantes, l’intervention
thérapeutique par les médicaments doit être précoce. La disponibilité
sur le marché actuellement de médicaments efficaces sur la protection
néphrologique et cardiologique tels que les inhibiteurs de l’enzyme de
conversion et les antagonistes des récepteurs de l’angiotensine II, de
médicaments réduisant les hyperlipidémies tels que les statines, permet
un contrôle correct des complications cardiovasculaires ou
métaboliques. Devant la flambée des affections sus-citées, nous devons
jeter un coup d’œil critique sur notre attitude vis-à-vis des sujets à
risque : il y a des dizaines d’années, on ne parlait d’hypertension
artérielle que quand les chiffres étaient > ou = à 16/9 (aujourd’hui
14/9) ; de diabète que si la glycémie était


1- une alimentation peu sucrée, peu salée, peu grasse est recommandée.


2- Une modération pour la consommation de toute catégorie d’alimentation est de mise.


3- Une diversification de notre alimentation est souhaitable.


4- Il faut manger lentement, apprécier ce qu’on prend,
manger en position assise et non debout, apprendre à s’arrêter de temps
en temps avant d’être rassasié.


5- Privilégier la consommation de légumes verts et de fruits frais.


6- Eviter de dormir juste après les repas.


7- Le tabac et l’alcool sont à éviter.


8- Eviter d’étancher sa soif avec une boisson sucrée
(jus de fruits, limonade, bière...). Quand on a soif, on boit de l’eau
minérale ou de l’eau du robinet, les limonades, jus de fruits et autres
boissons sucrées doivent se prendre en quantité raisonnable, en les
dégustant et de préférence non à jeûn (à cause de leur fort index
glycémique).


9- La consommation du poisson est recommandée 2 à 3 fois par semaine au moins.


10- Concernant la cuisson des aliments, il faut éviter
les fritures ; mieux vaut ajouter après la cuisson une noisette de
margarine légère ; préférer la cuisson à l’étouffée, ou bouilli, ou
grillé : on peut agrémenter les plats en ajoutant des fines herbes, des
crudités, de l’ail, des épices, du jus de citron.


11- Une activité physique régulière devient vitale.
Avant, on recommandait 40 à 50 minutes d’activité sportive 2 à 3 fois
par semaine ; maintenant, on conseille la même durée tous les jours :
on peut se contenter d’un footing ou d’une marche rapide (bien entendu
en l’absence de toute contre-indication cardiovasculaire) la durée des
séances et leur fréquence sont également à ajuster en fonction de l’âge
et des capacités individuelles. La lutte contre la sédentarité devient
le leitmotiv de toutes les sociétés savantes et on n’insistera jamais
assez sur ce point car cette sédentarité est la rançon du progrès
social (voitures, ascenseurs, longs moments devant la télévision, le
microordinateur, l’internet).


12- Il faut essayer de vivre dans un milieu le moins
stressant possible, essayer autant que faire se peut de prendre les
choses du bon côté : dire que le verre est à moitié plein et non à
moitié vide, cultiver l’amour d’autrui, la tolérance, le calme,
l’humilité, la sérénité, car, quoi qu’on dise, toutes les vertus
d’antan tendent malheureusement à manquer.


Pour rappel


Insistons sur la nécessite d’une surveillance régulière
des paramètres physiques et biologiques suivants : tour de taille,
indice de masse corporelle, tension artérielle, glycémie même au doigt,
bilan lipidique ; avec application rapide des mesures
hygiéno-diététiques dès qu’une anomalie est constatée et institution
précoce d’un traitement adéquat si ces mesures s’avèrent insuffisantes.
Sachant que le traitement doit être suffisamment agressif non seulement
pour atteindre l’objectif en matière de chiffres mais également pour
avoir une action protectrice vasculaire, noter au passage qu’une étude
récente a montré qu’un pourcentage important d’hypertendus connus et
traités ne le sont pas suffisamment et que leur mauvais équilibre les
expose à des complications. Nous devons accorder une attention
particulière à ces mesures et à cette surveillance et les compléter par
des dépistages fréquents tels que le bilan chez les femmes enceintes,
les nouveaux couples, lors des visites d’embauche, de médecine du
travail, d’hygiène scolaire, de séances publiques de dépistage pour
améliorer la situation actuelle et diminuer la prévalence et
l’incidence des accidents vasculaires, des infarctus du myocarde des
insuffisances rénales, des cécités par rétinopathies, des amputations
des membres inférieurs. La tâche est rude mais incontournable à cause
de ce que nous vivons au quotidien. Une prise de conscience, même si
elle est tardive, devient urgente.
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